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Signaler une colonie de goélands sur les toits urbains à Marseille en 4 étapes 2026

Protocole 2026 pour signaler une colonie de goélands leucophées sur toits urbains à Marseille, par voie municipale ou syndic, en 4 étapes documentées.

Christophe Cohen • •
Groupe de goélands leucophées installés sur un toit en terrasse d'un immeuble marseillais vu depuis le niveau du pont supérieur, lumière rasante matinale et antennes TV en arrière-plan
Groupe de goélands leucophées installés sur un toit en terrasse d'un immeuble marseillais vu depuis le niveau du pont supérieur, lumière rasante matinale et antennes TV en arrière-plan

À Marseille, le réveil matinal au cri strident des colonies de goélands est devenu une constante urbaine. Les goélands leucophées Larus michahellis ont colonisé les toits plats du centre-ville, du Panier aux Chartreux en passant par la Belle-de-Mai. Un cadre légal strict interdit toute destruction, mais un protocole précis permet de signaler une colonie de goélands à Marseille et de déclencher une intervention professionnelle encadrée. Voici les 4 étapes documentées à suivre en 2026.

Réponse rapide

Pour signaler une colonie de goélands sur toit urbain à Marseille en 2026 : identifier si le toit est public (mairie) ou privé (syndic ou propriétaire), documenter nids et activités par photos datées, déposer un signalement officiel via Allo Mairie au 3013 ou marseille.fr, puis attendre l'intervention d'un prestataire certifié CERTIBIOCIDE pour effarouchement passif ou actif. Toute destruction directe reste interdite par l'arrêté du 29 octobre 2009.

Étape 1 : identifier si la colonie est publique ou privée

La première action consiste à qualifier la toiture concernée. Un toit d'école, de mairie annexe, de musée ou de bibliothèque dépend du domaine public communal. Il relève directement de la Ville de Marseille, qui pilote chaque printemps une campagne saisonnière d'effarouchement sur les bâtiments municipaux les plus exposés.

Un toit d'immeuble en copropriété relève du syndic, qui mandate le prestataire après vote en assemblée générale ou décision d'urgence. Un toit de maison individuelle ou de petit immeuble à un seul propriétaire relève du propriétaire lui-même. Les goélands étant protégés en France, il n'est jamais question d'une destruction mais d'une dissuasion ou d'un effarouchement professionnel strictement encadré.

Étape 2 : rassembler des preuves documentées

Le dossier de signalement doit s'appuyer sur des éléments factuels pour accélérer le traitement. La priorité va aux photos datées des nids visibles : dômes de brindilles de 50 à 80 centimètres, posés sur toitures plates, cheminées ou appareils de climatisation. Les clichés de poussins au stade duveteux (mi-mai à fin juin) complètent utilement le dossier.

Une estimation du nombre d'adultes et de poussins observés, assortie des horaires d'activité (cris matinaux dès 5 heures, vols en piqué à proximité du nid, posés sur rebords de fenêtres voisines), consolide la demande. Un historique sur plusieurs semaines, voire sur deux saisons de nidification successives (avril à juillet), permet de qualifier une colonie installée plutôt qu'un passage ponctuel.

Les déjections corrosives sur voitures stationnées, balcons ou toits-terrasses sont également à documenter, car elles entrent dans la caractérisation du trouble.

Étape 3 : déposer le signalement officiel à Marseille

Pour les toits publics, le canal principal reste Allo Mairie au 3013, numéro gratuit depuis un poste fixe ou mobile. Le formulaire en ligne de marseille.fr, dans la rubrique signalements voirie et nuisances, offre un second canal avec dépôt de pièces jointes photographiques et géolocalisation.

Un courrier recommandé adressé à la Direction de l'Hygiène Publique de la Ville de Marseille (DHM) complète utilement un dossier qui tarde à aboutir, notamment lorsque la toiture concernée est un équipement scolaire ou culturel. La DHM centralise les campagnes d'effarouchement sur bâtiments municipaux et coordonne les prestataires retenus par appel d'offres.

Pour un signalement sur propriété privée voisine, la voie amiable prime : courrier au propriétaire ou au syndic, puis mise en demeure recommandée avec accusé de réception en cas d'absence de réponse sous un mois. En cas de récidive sur plusieurs saisons, le tribunal de proximité peut être saisi au titre du trouble anormal de voisinage. La DDPP peut également être alertée pour un risque sanitaire caractérisé.

Étape 4 : intervention professionnelle encadrée

La Mairie coordonne les campagnes saisonnières sur les bâtiments publics par effaroucheurs sonores (diffusion de cris de prédateurs ou d'alarme d'adultes), filets anti-nidification tendus avant mars, ou pics anti-posés sur corniches et appareillages techniques. Ces dispositifs sont renouvelés chaque automne avant la nouvelle saison.

Pour les habitats privés, les prestataires certifiés CERTIBIOCIDE (plusieurs entreprises interviennent dans les Bouches-du-Rhône, dont Nicolas Nuisibles et Franglais) proposent devis entre 200 et 800 euros selon la surface du toit et la complexité d'accès. Le prestataire doit détenir une attestation CERTIBIOCIDE valide, consultable sur demande.

Le cadre légal reste strict : les goélands sont protégés nationalement, la destruction est interdite, l'amende peut atteindre 150 000 euros assortie de 2 ans d'emprisonnement. Seules les méthodes d'effarouchement passif (filets, pointes, gel visuel) et actif (laser portatif, diffusion de sons de prédateurs) sont autorisées sur les sites non classés au titre de la Convention de Washington.

Les cas d'attaque documentée sur piéton, notamment en période de nidification, relèvent d'une urgence sanitaire et doivent être signalés directement à la DDPP, qui peut autoriser un déplacement de nid ponctuel par un chasseur agréé lorsque les critères d'urgence sont réunis.

En combinant un signalement rapide, un dossier photographique solide et le recours à un prestataire certifié, les habitants de Marseille disposent d'un cadre opérationnel pour gérer durablement une colonie de goélands sur toit urbain, dans le respect strict de la protection de l'espèce.

Questions fréquentes

Peut-on détruire soi-même un nid de goélands à Marseille ?
Non, les goélands leucophées sont protégés par l'arrêté du 29 octobre 2009. La destruction d'un nid, d'œufs ou d'adultes sans dérogation expose à 150 000 euros d'amende et 2 ans de prison. Seul l'effarouchement passif (filets, pointes) ou actif encadré est autorisé, et le déplacement d'un nid en urgence sanitaire doit être validé par la DDPP.
Qui paie l'intervention sur un toit d'immeuble en copropriété ?
C'est le syndic qui mandate un prestataire certifié CERTIBIOCIDE après vote en assemblée générale ou décision d'urgence pour la pose de filets ou pics anti-posés. Le coût moyen va de 200 à 800 euros selon la surface. Un copropriétaire isolé ne peut pas intervenir seul sur une partie commune, même pour poser un filet temporaire sur sa terrasse.
Que faire si un goéland attaque mes enfants dans la cour de l'école ?
L'école relevant d'un toit municipal, le signalement passe par Allo Mairie au 3013 ou via marseille.fr, rubrique signalements. En cas d'attaques répétées en période de nidification, la Direction de l'Hygiène Publique peut saisir la DDPP pour autoriser un déplacement de nid ponctuel par un chasseur agréé, uniquement si l'urgence sanitaire est documentée.
Les goélands sont-ils porteurs de maladies dangereuses pour l'homme ?
Leurs déjections peuvent véhiculer Salmonella, Campylobacter et plus rarement Chlamydia psittaci. Le risque reste faible en contact occasionnel, mais il augmente lors d'un nettoyage de toiture ou de balcon fortement souillé. Il faut porter un masque FFP2, des gants, humidifier avant de brosser, puis se laver les mains à l'eau savonneuse.

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